On Life, love and Politics

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S.O.S. sacs plastiques ! April 2, 2010

Filed under: Environment — kikenileda @ 7:32 AM

Plasticbags

Le sac plastique est aujourd’hui au Cameroun comme dans la plupart des pays en Afrique et dans les autres continents, l’instrument le plus répandu d’emballage et de transport des petits achats, particulièrement dans les agglomérations urbaines. Autrement appelé sac de caisse, il est offert ou vendu aux clients par les commerçants, toutes catégories confondues, pour faciliter le transport des marchandises peu volumineuses et même, dans les quartiers, de denrées alimentaires apprêtées pour la consommation comme le poulet, le porc ou le poisson braisés. Le cabas, sac à provisions en paille tressée ou plus naturellement, surtout dans les campagnes, la feuille pliée de macabo, de bananier, de cacao, sont de moins en moins d’usage. 


Parfois découpé en morceaux suivant l’usage, le sac en plastique est le contenant le plus couramment utilisé. Sa fabrication, selon les spécialistes, intègre notamment du pétrole raffiné, des encres. Il est obtenu par le procédé d’extrusion gonflage. Il n’est pas biodégradable. En d’autres termes, il ne peut être « détruit (dans un temps relativement court) par les bactéries ou d’autres agents biologiques », d’après la définition du mot biodégradable donnée par le «dictionnaire encyclopédique universel». C’est là le hic, le nœud du problème. Le sac plastique, comme de nombreuses autres matières plastiques d’usage courant (bouteilles, plats, fourchettes, cuillères etc.) représente une multiplicité de risques pour l’homme et pour l’environnement.

Les spécialistes des problèmes environnementaux au sein de la Commission de l’Union européenne à Bruxelles ont regroupé en quatre grandes catégories les risques qu’entrainent les sacs plastiques. Premièrement, ils sont nocifs pour la faune et la flore aquatiques. Les déchets de sacs plastiques échoués dans les eaux des rivières ou de la mer ont une durée de vie de 100 à 400 ans. Ils provoquent, disent-ils, une modification des éco-systèmes littoraux et surtout, la destruction des végétaux nécessaires à l’alimentation des animaux herbivores. Ils représentent aussi un danger pour les organismes marins. Deuxièmement, les sacs plastiques et plus généralement les matières plastiques engendrent la pollution. Pour les habitants de Yaoundé, il suffit pour s’en convaincre d’avoir vu flotter la nappe de plastique sur la surface du Mfoundi à l’entrée sud de la capitale. Troisièmement, l’incinération des sacs plastiques engendre des rejets de dioxines, très toxiques et dangereux pour la santé. Enfin et accessoirement, les sacs plastiques participent, selon ces spécialistes, à l’épuisement des réserves de pétrole.

Chez nous, les dommages qu’entraînent les déchets de sacs plastiques sur l’environnement, la petite agriculture et même l’élevage sont indicibles. 

Les voiries urbaines en sont encombrées, les déchets bouchant souvent les rigoles et les égouts. De nombreux terrains vagues dans nos cités servent de dépotoirs malsains. L’incinération des bouteilles et des sacs plastiques dégage des gaz nocifs pour la santé. Les déchets de sacs plastiques enfouis dans le sol entravent le jardinage et la petite agriculture autour des concessions jusque dans les villages. Ces déchets stérilisent les sols agricoles. Il est arrivé que le petit bétail domestique (chèvre, mouton etc.) perde la vie après avoir consommé des sacs plastiques. 

Pour éviter ou contourner les problèmes ainsi évoqués, certains pays ont choisi des solutions radicales. Le Gabon vient d’interdire purement et simplement l’usage des sacs plastiques. Ce faisant, il suit la voie déjà empruntée avec plus ou moins de succès par des pays tels que la Côte d’Ivoire, le Rwanda, ou bien la France. 

A plusieurs égards, la réalité laisse apparaître qu’une interdiction subite sans préparation ni mesures d’accompagnement ne constitue pas forcément la solution idoine. La fabrication du sac plastique fait tourner des industries, procure des taxes utiles à l’économie, contribue à nourrir des familles qui élèvent des enfants… Nonobstant cette vision à court terme, les risques demeurent, y compris bien sûr les dangers évoqués sur lesquels il est nécessaire d’attirer l’attention. La réflexion sur la fabrication de sacs biodégradables et le recyclage des sacs plastiques apparaissent donc d’ores et déjà nécessaires, voire urgents, à l’heure où l’équation du développement est devenue insoluble sans réponse adéquate à celle de l’environnement.

 

 

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