On Life, love and Politics

"Random musings about Life, love and Politics. Just my open diary on the events going on in the world as I see it."

Immobilier : La Cnps veut racheter « l’immeuble de la mort  February 23, 2010

Filed under: Uncategorized — kikenileda @ 9:06 AM

Elle propose en échange au gouvernement l’annulation de sa dette sociale.









«L’immeuble de la mort» pourrait dès septembre prochain reprendre vie. C’est du moins ce qui ressort d’une information rendue publique en janvier dernier au ministère du Développement urbain et de l’Habitat (Minduh). D’ailleurs, dans ce sens, une sélection des entreprises pour l'exécution des travaux de parachèvement de l’édifice est annoncée pour les mois de juin et juillet prochains. Elle sera suivie, soutient-on au Minduh, de la pose de la première pierre et du lancement des travaux à la mi-septembre 2010. «Les crédits sont disponibles dans le budget 2010», rassure t-on.



Selon des sources proches du dossier au Minduh, la réhabilitation de l’immeuble ministériel N°1 aiguise d’ores et déjà des appétits parmi les opérateurs économiques nationaux et internationaux, notamment américains. Mais l’invité surprise dans le projet, révèle t-on, c’est la Cnps. La direction générale de cette société d’Etat aurait «soumis un dossier au Premier ministre afin de racheter l’immeuble de la mort à un franc symbolique, en échange de l’annulation de la dette sociale de l’Etat vis-à-vis de la Cnps qui s’élève à des centaines de milliards de Fcfa», rapportent nos sources. 
Qui précisent que «la Cnps entend réhabiliter cet immeuble et le mettre en location». 

Selon des indiscrétions fiables, conscient de la délicatesse du dossier sur la réhabilitation de ce joyau architectural situé au cœur de la capitale, le Pm Philémon Yang aurait confié la gestion du contentieux au ministre du Développement urbain et de l’Habitat, Clobert Tchatat. 
A la Caisse nationale de prévoyance sociale, des sources également bien informées ne nient pas l’existence d’un tel dossier. «La Cnps a effectivement saisi le chef du gouvernement pour acquérir cet immeuble. Je ne saurais dire pour l’instant que l’acquisition se fera au franc symbolique par rapport à la dette sociale, comme vos informateurs le disent. Des réunions se sont déjà tenues dans les services du Pm par rapport à ce dossier. La dernière devait avoir lieu vendredi (19 février 2010, ndlr), mais elle a été reportée. Je vous conseille d’attendre les conclusions de la réunion qui sera convoquée dans les prochains jours», déclare une autre source proche du dossier. 

Location
Démarré en 1984, le chantier (pourtant avancé à près de 85%) de l’"immeuble de la mort" a été brutalement interrompu en 1987, à cause d’une mauvaise appréciation de la part des architectes. «Un architecte fit la révélation que des vibrations menaçaient cet ouvrage aux passages des trains», indique t-on au ministère des Domaines et des Affaires foncières. Constitué de quatre entités: une tour de 18 étages, trois immeubles de 3, 5 et 7 étages, l’immeuble ministériel N°1 était prévu pour abriter plus de 1000 bureaux administratifs. Abandonnée aux malfrats et à la broussaille, l’imposante construction deviendra finalement une «honte nationale». 

A la faveur de la création du comité de pilotage du parachèvement de l’immeuble ministériel N°1, le 10 avril 2005 par le Premier ministre d’alors, Ephraïm Inoni, les habitants de Yaoundé se sont pris à rêver de le voir enfin réhabilité. La composition de ce comité de pilotage, chargé de la réfection des cages d’ascenseur et d’escaliers, des parvis, bureaux et parkings, climatisation, carreaux, sanitaires, marbres, peinture, électrification, étanchéité, poutres, fenêtres, etc., sera constatée par la décision du 1er octobre 2008 du ministre du Développement urbain et de l'Habitat (Minduh). Mais rien n’évoluera de manière décisive sur le chantier, malgré les convoitises des investisseurs marocains, espagnols, américains et camerounais.

L’un des pans du sous-sol de l’"immeuble de la mort" abrite depuis le 23 novembre 2009 un poste de gendarmerie. Bien qu’habillée aux couleurs d’un opérateur de téléphonie de la place et cernée par une robuste clôture, cet édifice ne reste pas moins un point disgracieux sur le visage de la ville de Yaoundé. Son acquisition par la Cnps constituera, explique t-on, une source de recettes pour cette entreprise qui est propriétaire d’un imposant parc immobilier à Yaoundé et Douala. Lequel a été agrandi par l’acquisition récente de l’ex siège de la Camair à Paris, qu’elle aurait déjà mis en location. 

Georges Alain Boyomo

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s