On Life, love and Politics

"Random musings about Life, love and Politics. Just my open diary on the events going on in the world as I see it."

Rigobert Song/Gérémi Njitap : Des héros à genoux January 19, 2010

Le débat fait rage sur leur maintien dans la sélection plus encore qu’au lendemain de la finale manquée de la Can 2008.

Comme
nous le relevions sur ces mêmes colonnes le 15 février 2008, les
Camerounais trouvent, une fois de plus, Rigobert Song Bahanag
physiquement tel qu’ils aiment à le voir. Dimanche dernier, lors du
mémorable match Cameroun/Zambie qui a vu la première victoire à la
Coupe d’Afrique des nations (Can) angolaise des Lions indomptables du
Cameroun, beaucoup l’ont trouvé combatif, engagé et déterminé le plus
engagé de la sélection, selon certains. Crinière au vent, fougueux, se
roulant par terre sur plusieurs mètres au moindre contact, volontaire,
Rigobert Song Bahanag était toutes griffes dehors.
S’il symbolise,
presque à la perfection, l’image du Lion indomptable, il incarne aussi
et malheureusement, celle du héros fatigué.




A la peine. Il
partage ce tragique sort avec son ami de toujours. Celui avec qui, de
l’avis d’observateurs avertis, il fait la pluie et le beau temps au
sein de la formation. En deux sorties à Lubango (respectivement contre
les Panthères du Gabon et les Chikpolopholo de Zambie), c’est à peine
si les Camerounais ont retrouvé l’ancien capitaine «Rigo» et son
lieutenant, Geremi Sorel Njitap.
En plus d’un jeu jonché de
déchets, de nombreuses passes à l’adversaire (70 en une mi-temps à eux
deux face à la Zambie), d’une absence criarde de fraîcheur physique et,
surtout, d’une incapacité irrévocable à assurer le minimum syndical,
leur ligne défensive est à l’origine des trois buts encaissés par le
Cameroun à l’actuelle Can. La chance et le hasard aidant, Geremi a tout
de même réussi l’exploit de marquer un ballon dégagé à l’emporte-pièce
dimanche dernier, du fait d’une méprise monumentale du gardien zambien,
Kalililo Kakonje. Mais il est apparu, au cours des deux dernières
sorties, tel un héros au bout du rouleau.

«Officiellement» né
le 20 décembre 1978, l’ancien sociétaire du Real de Madrid, de Chelsea
et entre autres du club turc d'Ankaragücü donne, de plus en plus,
l’impression d’éprouver tout le mal du monde à dégager le ballon. Un
reporter d’une chaîne de télévision internationale faisait ainsi
observer, dimanche soir, que Rigobert Song Bahanag et Geremi Njitap
étaient à l’origine de 70 passes sur les 81 à l’adversaire au cours de
la première mi-temps. «Ça suffit ! Personne n’oubliera les
débordements, centres et corners de Njitap sur le flanc droit. Pas plus
qu’on n’oubliera que ‘Magnan’ a fait des Lions une vie», s’étranglent
de nombreux supporters des rois camerounais de la forêt.
Nombreux
de ses coéquipiers voudraient garder de Geremi Njitap l’image d’un
grand athlète, celui-là à qui Raúl, McManaman et Redondo, tous vedettes
du Real de Madrid de la fin des années 90, ont rendu un hommage appuyé
pour sa polyvalence. Mais, en dépit de cette aptitude, il ne parviendra
pas à faire son trou et manquera les deux finales de Ligue des
champions de l'Uefa, remportées par le club madrilène. Il est convivial
et sympathique, ainsi que le qualifie Nicolas Anelka, pour qui Njitap
fut le seul joueur à l'avoir soutenu lors de son périlleux passage chez
les Meringues.

A Middlesbrough, il a disputé 34 matchs et
inscrit 7 buts la plupart sur coups francs. Après la Coupe du monde
2002, date du début de son exil outre-Manche, il est acheté près de 12
millions de livres par Chelsea. Rigobert Song, dont on a du mal
aujourd’hui à donner exactement le nom de l’équipe, connaîtra quasiment
la même réussite : l’ancien capitaine des Lions, comme son compagnon
d’itinéraire, ne figure sur aucune feuille de match officielle en club
depuis le début de la saison.
Agé de 34 ans selon ses
déclarations, «Rigo» pourrait, si les responsables sportifs camerounais
tiennent à sa présence dans les Lions, jouer un rôle psychologique
positif pour les plus jeunes aux côtés de Geremi. Mais au sein de
l’encadrement technique. En grands footballeurs qu’ils auront été, ces
deux-là gagneraient à sortir de l’arène la crinière haute et non la
queue entre les jambes. C’est aussi cela marquer l’histoire.

Léger Ntiga

Mutations

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