On Life, love and Politics

"Random musings about Life, love and Politics. Just my open diary on the events going on in the world as I see it."

Ces «saigneurs» des villages November 20, 2009

Filed under: Crime,French Articles/les Articles en Francaise,Society/Societe — kikenileda @ 10:06 AM

En errance entre la RCA , le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, les
coupeurs de route procèdent par des kidnappings pour délester éleveurs
et agriculteurs de leurs biens.

Il y a plus d’un an, les populations de Sadong I et Sadong II, dans
l’arrondissement de Taibong, département du Mayo-Kani, à la frontière
avec le Tchad, étaient plongées dans une consternation traumatisante
causée par l’exécution de onze de leurs enfants par les coupeurs de
route. Ces victimes enlevées deux semaines plus tôt, faisaient partie
de 15 personnes enlevées le 10 mai 2008 et détenues au secret en
territoire tchadien. Les ravisseurs réclamaient pour leur libération
plus de 22 millions de francs CFA. Sept millions de francs CFA ont été
versés aux ravisseurs qui ont laissé partir cinq personnes. Les
éléments du BIR ont alors décidé de mettre sur pied un plan visant à
libérer les dix autres mais ont échoué dans leur tentative. En
représailles, les assaillants ont "égorgé" leurs otages. Leurs corps
ont été retrouvés quelques jours plus tard. Les ravisseurs eux, ont
pris la direction du Tchad voisin.



Depuis plusieurs années, les régions frontalières du Nord-Cameroun sont
régulièrement en proie à des attaques de bandits armés, venus du Tchad
ou de la République de centrafricaine. Des localités camerounaises
frontalières au Tchad, à la RCA et au Nigeria sont devenues le terrain
de prédilection des coupeurs de route, mus ces dernières années, en
preneurs d’otages. Une technique sur laquelle ils semblent asseoir
d’énormes fortunes qui se matérialisent en espèces sonnantes et
trébuchantes. En effet, les populations vivent ces incursions la mort
dans l’âme en payant les rançons régulièrement exigées des assaillants.
Ces hommes sans foi ni loi n’hésitent pas à ôter les vies humaines si
leurs exigences font l’objet de longues tractations. Les parents qui
s’hasarderaient à mettre la puce dans les oreilles des forces de
sécurité connaissent les risques auxquels s’exposent les otages.
Plusieurs personnes ont été exécutées dans plusieurs localités
frontalières, faute pour leurs familles d’avoir réuni à temps les
sommes suffisantes exigées par les ravisseurs. Les cibles des
kidnappeurs sont préalablement répertoriées. Les bergers ou les membres
de la famille de riches propriétaires ou commerçants de bétail sont
parmi leurs premiers choix. Généralement, ils disposent des relais
tapis dans l’ombre et vivant même au sein de la population cible. Une
fois la rançon versée, ces indics passent à la caisse pour leurs
commissions.

Plusieurs éléments des forces de sécurité ont aussi payé un lourd
tribut pour avoir tenté de freiner leurs élans tragiques. Le 28 octobre
2008, le capitaine Leineuy Tah Félix, commandant de la compagnie de
gendarmerie de Kaélé a été tué par les preneurs d’otages à dans une
localité de l’arrondissement de Kaélé, alors qu’il tentait de libérer 8
otages pris 3 jours plus tôt.

 

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