On Life, love and Politics

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Environnement : Des entreprises peu soucieuses de polluer Douala June 9, 2009

Filed under: Uncategorized — kikenileda @ 9:23 AM

Plus grand centre industriel du pays, la métropole économique subit des
problèmes environnementaux dont se soucient peu les entreprises.

Que deviennent les huiles usées, les déchets industriels et
autres produits déjà utilisés ? Combien de quartiers de Douala sont-ils
exposés aux émanations, ou encore à la pollution du fait du non respect
des règles environnementales édictées par les pouvoirs publics, à
travers de nouveaux textes qui subordonnent la création des entreprises
au respect de l’impact environnemental ? Le tissu industriel de Douala
est le plus important du Cameroun. Il s’accompagne des problèmes que
pose le traitement des déchets industriel. La journée mondiale de
l’environnement célébrée vendredi dernier a remis au goût jour cette
problématique.

Une seule structure, en charge du traitement des déchets industriels,
prospère à Douala, avec une petite quarantaine d’entreprises dans son
porte feuille. D’après Jean Louis Fosso, responsable commercial du
groupe Bocom, « peu d’entreprises se soucient des problèmes
environnementaux que posent leurs structures respectives. Bien qu’étant
en situation de quasi monopole, et par rapport à nos offres de
services, nous ne comptons que 40 sociétés dans notre portefeuille. Et
elles sont pour la plupart des succursales des multinationales. »

Or, cette société qui a pour vocation « de proposer des solutions
durables aux entreprises pour le traitement de leurs déchets »,
n’attire pas grand monde. Alors que le risque qu’elles font courir aux
populations est grand. Qui fait attention aux huiles industrielles ou
de vidange déversées n’importe où et qui peuvent détruire les sols
pourtant fertiles ? Qui également se souciera des déchets plastiques,
des batteries usées, ou alors des filtres de toutes natures balancés
dans les décharges ?

De façon anecdotique, Jean Louis Fosso, se souvenant d’une entreprise
locale faisant dans de la chocolaterie, déclare avoir sollicité
vainement celle-ci pour le traitement de son chocolat avarié. « Ces
produits étaient destinés à la destruction, mais les responsables ont
préféré les mettre à la poubelle, à la merci des populations dépourvues
de moyens de s’offrir du chocolat de bonne qualité. » Et pourtant, la
technique d’incinération qui semble être la spécialité de Bocom permet
de nos jours de venir à bout de la résistance des huiles usées, du
plastique, des sacs et des engrais chimiques avariés.

Les responsables de cette entreprise prétendent proposer leurs services
à tous. Cependant, ils avouent leurs limites pour ce qui est des Pcb
(poly chlorures biphényl). « Il s’agit notamment, précise Jean Louis
Fosso, des produits issus des transformateurs d’Aes Sonel, de
l’imagerie médicale, ainsi que des déchets contenant de l’amiante et
des produits radio actifs. » Autre insuffisance avouée par le groupe
Bocom : les émanations que subissent les populations les quartiers. «
Nous ne pouvons pas les traiter faute de filtres que les entreprises
devraient commander à la livraison des installations », déplore-t-il.

 

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