On Life, love and Politics

"Random musings about Life, love and Politics. Just my open diary on the events going on in the world as I see it."

Charlotte Mbango est morte hier à Paris June 3, 2009

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L’artiste musicienne, auteur de la chanson à succès « Konkai Makossa », est décédée hier à Paris, des suites de maladie. Elle avait 49 ans. Charlotte Mbango, la mère de « Konkai Makossa » ne chantera plus. Le jeu d’enfant est fini. « Chouchou » s’est tue. L’artiste musicienne est décédée des suites d’une maladie, au CHU Kremlin-Bicêtre hier matin autour de 8h50, heure de Douala, après son transfert d’un hôpital en Irlande du Nord, où elle résidait depuis plus de dix ans.

Terrassée par un diabète, selon ses proches. Il faut dire que des rumeurs circulaient déjà depuis dimanche dernier, alors qu’elle se trouvait dans le coma. Au domicile familial au quartier Akwa-Nord hier, c’était la tristesse. Des dames pour la plupart en « kaba ngondo » ne retiennent pas leurs larmes. Des journalistes et des amis de la famille se succèdent, alors que quelques employés nettoient la cour. Dans le grand salon, des cantiques religieux de Charlotte Mbango jettent comme un voile de mélancolie sur la maison. « Na di Mese o ma ma Yesu », peut-on écouter. « Ce sont des cantiques universels qu’elle a repris en duala.

Cela signifie, « j’ai tout remis entre les mains de Dieu ». Il s’agit de chansons de recueillement, que l’on écoute généralement lors des deuils », explique un de ses cousins, Ernest Lottin Elimbi.

Charlotte Mbango aura marqué, pendant ses 22 ans de carrière, la musique camerounaise. Depuis l’album « Nostalgie », jusqu’au plus récent, « Essuw’am », en passant par le très célèbre « Konkai Makossa », sorti au début des années 90 et qui la rendit célèbre. « Elle chantait dans les orchestres scolaires et m’accompagnait dans mes chansons, se souvient son cousin et inspirateur, Joe Mboulé. C’était une artiste travailleuse, et volontaire. Quand elle voulait faire quelque chose, personne ne pouvait l’arrêter. C’est pourquoi on l’appelait familièrement la dame de fer.»

Très pieuse, elle s’investira dans une école maternelle, qui connaîtra par la suite quelques problèmes. Mais selon ses proches, elle rêvait de recommencer cette activité, pour prendre soin des tout-petits. «Dans la communauté Bonamouti, Charlotte Mbango était une élite », ajoute Joe Mboulé. Pour les jumeaux Epée et Koum, Charlotte Mbango « faisait partie de la famille. Pendant sa maladie, on l’a beaucoup assistée. Ça nous fait très mal.»

Charlotte Mbango, qui laisse une fille, sortira huit albums dans sa carrière, dont quatre essentiellement religieux. Chanteuse dans une chorale à neuf ans puis membre des « Negro Spirituals » de Paris en 1979, Charlotte Mbango, s’est distinguée avec des albums, véritable régal en matière de makossa pur, très dansant. Elle a récemment effectué un duo avec Junior Sengard et pensait revenir avec un album, mais se sentait découragée par la piraterie. Un des cantiques qu’elle aimait beaucoup dit : «Nga di Mene Dongamene …». Traduction : « Est-ce que nous allons nous retrouver à la berge, là où il n’y a plus de peine, ni de douleur ?». Charlotte M. s’est avancée vers ce lieu où il n’y a plus de peine. Pour le repos éternel.

 

2 Responses to “Charlotte Mbango est morte hier à Paris”

  1. Hassan Says:

    May your soul rest in peace mama mbango!

  2. Papayaounde Says:

    Yeh Ma leh


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