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Au tribunal : Lapiro retrace ses journées lors des émeutes de février 2008 May 27, 2009

Filed under: French Articles/les Articles en Francaise,Politics/Politique — kikenileda @ 8:57 AM
L'artiste déclare avoir travaillé aux côtés des autorités pour sortir la ville des mains des casseurs.
 
 

Tout laissait croire que l'ombre des femmes qui avaient perturbée l'audience du mercredi 13 mai dernier planait encore sur les membres de la cour jusqu'à ce jour. Une nouvelle confirmée par les détenus extraits de la prison de New-Bell hier, mardi 26 mai 2009, indique pourtant que les huit femmes en question ont été placées en détention préventive dans la nuit de lundi dernier à la prison centrale de Douala. Dès l'entame de l'audience d'hier, le président du tribunal a néanmoins tenu à préciser le rôle de la police d'audience, s'appuyant ainsi sur les articles 303 et 304 du nouveau Code de procédure pénal.



Un calme quasi absolu a ainsi été de mise au cours de cette audience durant laquelle Lapiro de Mbanga, bien que souffrant à l'apparence, devait présenter ses moyens de défense en tant que témoin. "La ville de Mbanga ne respecte pas souvent les mots d'ordre de grève qui sont lancés dans le Pays", débute-t-il sa plaidoirie. C'est donc avec surprise que le chef traditionnel du quartier 12 à Mbanga dit avoir été surpris de constater la paralysie de la circulation et de toute autre activité dans la ville, alors qu'il sortait aux environ de 7h acheter du gaz domestique. Dans son tour de ville, Lapiro de Mbanga explique notamment avoir empêché la destruction de la mairie, du lycée de Mbanga et d'une station Total de cette ville.

"De retour chez moi, vers 15h 40 mn, je reçois le coup de file de Me Makenbe et, plus tard, du directeur des Ressources humaines de la Spm, Mr Pierre Moulema, qui me demandent de venir en aide à leur société comme je l'ai fait avec la mairie, le lycée et la station Total", relate l'accusé. C'est ainsi que sur invitation des responsables de la Spm, Lapiro dit s'être rendu dans les plantations de la Spm aux environ de 16h accompagné du maire de Mbanga et d'un responsable de la sécurité. Il se rend ensuite, poursuit-il dans on exposé, chez le responsable financier de la Spm sur invitation de celui-ci par Sms. Lequel lui aurait demandé de prendre attache avec les responsables syndicaux de transport afin de leur faire part de leur proposition.

Pillages

"La Spm proposait aux responsables syndicaux des moto-taxis et de taxis de donner 3 litres de carburant à chacun d'eux pendant toute la période des émeutes, afin qu'ils sécurisent leurs installations", rapporte Lambo Sandjo Pierre Roger. N'ayant finalement pas tenu sa promesse, la Spm constatera la destruction de ses plantations à la date du mardi 26 février 2008. Alors qu'il se trouvait dans le bureau du sous-préfet, Lapiro de Mbanga soutient qu'il arrivera tardivement à la Spm où les pillages étaient déjà bien avancés. Parmi les pilleurs, l'accusé indique qu'il y avait même les employés de la Spm ! Ce après quoi, Lapiro se contentera, dit-il de sortir son caméscope pour immortaliser toutes les scènes afin de mettre éventuellement les preuves à la disposition des autorités le moment venu.

Sur le terrain, il sera rejoint par le sous-préfet ainsi que le commandant de brigade de Mbanga, affirme-t-il. D'après l'accusé, c'est là que surgiront les jeunes de Muyuka qui, devant toutes les autorités de la ville, exigeront le caméscope que Lapiro confiera au commandant de brigade. Ce dernier dit avoir été menacé de mort par ces jeunes. Lesquels finiront par arracher le caméscope qu'ils casseront sur le champ et emmèneront de force Lapiro auprès de leur chef, après l'avoir délesté de ses deux téléphones. "Après que les autorités m'aient abandonné entre les mains des jeunes de Muyuka, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai rejoint ma famille. J'ai donc pris la décision de ne pas sortir de chez moi le mercredi 27 février, car on ne meurt pas deux fois. Surtout que les éléments du Bir avaient occupé toute la ville et tiraient à tout va", relate l'accusé.

Lapiro déclare donc ne pas être sorti de chez lui au troisième jour des émeutes, ce que confirment certains témoins de l'accusation. L'artiste déclare en plus, qu'il n'avait non plus aucun intérêt à mettre la Spm à feu, d'autant plus que "cette société se trouve sur un terrain d'une superficie de 120 hectares appartenant à Sandjo Roger Blanchar, mon père. Donc, en tant que bailleur, j'avais plutôt l'obligation de venir en aide à mon locataire", conclut Lapiro. Ce dernier devra à nouveau se présenter à la cour d'appel du Littoral le 10 juin prochain pour suivre notamment les réquisitions du ministère public sur son cas.

Par Blaise Djouokep

 

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